Politique de transformation sociétale & Diplomatie citoyenne

Un besoin de transformation de l’action politique…

A l’heure du confinement de la pensée et de l’action citoyenne restreinte, les individus se demandent comment survivre ou comment les gouvernements doivent agir et régler tous les problèmes, sanitaires, économiques, sociaux, tout autant que leur désœuvrement.

Cette pensée est celle de la peur et de l’inaction. Sans vouloir défendre des gouvernements qui font des choix politiques, sanitaires, économiques, politiques, qui sont ce qu’ils sont, souvent inefficients ou maladroits, nous ne pouvons pas tout en attendre

Nous avons battu en brèche l’Etat providence et libéralisé ou appliquer les principes de gestion privé aux institutions sans penser aux conséquences à long-terme, nous avons sous l’impulsion des réseaux, marchés et d’une doctrine néolibérale/néoclassique issue entre autres de l’école de Chicago,  libéralisé, dérégulé et transférer des services publics au secteur privé, non motivé par la préservation d’un bien commun mais par celui de profit, à court terme de surcroît. Poncif direz-vous ? Certes, mais le constat est sans appel :

Le système économique tel qu’il fonctionnait, ne peut que produire récession, paupérisation, soulèvements sociaux, amplifié par la triple crise consécutive au COVID 19. Le modèle de notre société est à changer sous peine d’explosion violente.

Parallèlement, les gouvernants et hommes et femmes politiques dépassés et sans idées, quoiqu’aux arrière-pensées électoralistes, cherchent bien sûr déjà à récupérer des idées et tendances émergentes de l’opinion publique et des protestations sur les réseaux sociaux (cf pseudo-initiatives parlementaire sur « le jour d’après » et son inévitable hashtag) pour apparaitre sur l’échiquier politique et faire le buzz.

Est-ce pour cela que les politiques n’apparaissent plus légitimes ni représentatifs même s’ils sont démocratiquement élus. Pourquoi ? Qu’en attend-on ou plutôt quelle confiance a-t-on perdu dans leur pouvoir d’agir, de leur engagement, de leur recherche de l’intérêt général ?

Et bien, soit. Si les peuples n’ont plus confiance dans leurs représentants, au lieu de pousser au pouvoir, par dépit et bêtise les extrémistes, qu’ils se mettent à agir. Oui. C’est plus dur, et cela créé une responsabilité collective et individuelle, une transformation de notre conception, de notre désir et de notre action politique.  

 

Un renouveau citoyen et républicain

A chaque élection , comme à chaque crise, on s’imagine que le(la) (prochain(e)) président(e) sera le(la) sauveur(e) de la France comme disait la chanson de sinistre mémoire mais qui illustre toujours nos attentes démesurées. Les politiques ne peuvent pas tous. La politique oui.

C’est à nous individus et groupes, de nous interroger sur la citoyenneté, sur la politique, et sur ce que nous pouvons faire pour la Société. Cela appelle à nous interroger sur ce que nous voulons et ne voulons plus, ce que nous sommes prêts à ne plus avoir pour enfin être pour passer de la surconsommation, travail à la con, manipulation de masse, peurs collectives, perte de repère et d’identité, à la construction d’un épanouissement individuel et collectif.

Qu’est ce qui a et donne du sens, qu’est-ce qui produit de l’utilité collective et non de la dégradation ?  Que devons-nous gagner en commun : harmonie, niveau de vie, liberté, innovation, évolution ?

 

une politique de transformation sociétale

La politique c’est le gouvernement de la cité, il repose sur des principes, une vision, et une action citoyenne.

Principes ?  Ils pourraient être simples : Liberté, égalité, fraternité, solidarité… Problème, ces principes ne sont plus incarnés.

Liberté ? A la fois exacerbée dans les désirs de réalisation individuelle et battue en brèche à l’aune de la peur, du terrorisme, des réseaux sociaux, de la volonté de contrôle des peuples, des soulèvements et largement remplacée par une proposition de pseudo-sécurité liberticide.

Egalité ? Ni égalité des chances, ni évolution sociale – fin de l’ascenseur social – et reproduction des élites, le constat n’est pas nouveau.

Fraternité ? Surement ce qu’il y a de moins incarnée dans notre monde occidental, largement remplacé par les tribus et communautarismes. La Fraternité est le ferment du commun, du projet collectif. C’est ce qui active les énergies et donne un sens aux individus, au monde, à l’action. C’est le premier élément de civilisation, de culture et de la politique. C’est celui qui est le moins visible, le moins important jusqu’à présent et qu’il nous faut reconstruire. C’est la fraternité qui doit faire projet politique et peuple.

Solidarité ? L’ancien monde est mort, cela a été répété par le marketing politique des partis, c’est désormais une réalité. A l’aune des crises on réclame et respecte la solidarité, sans toutefois tous s’y mettre. La solidarité est l’autre nom du projet citoyen à inventer.

La devise française est morte, vive la devise française ! Le rassemblement de chacun des termes de notre devise nationale est en soi un projet politique véritable à construire.

 

Il nous faut désormais poser et définir la vision politique du monde que nous voulons, débarrassée de son cortège de compétitions, de lutte pour les ressources rares et de spéculation, d’individualisme à outrance, pour passer aux projets collectifs, à un Etat basé sur une citoyenneté active et entrepreneur de projets de transformation politique.

Ce n’est plus en termes de lois mais de projets de transformation sociétale, souchés sur une méthodologie de pilotage rigoureuse, conscients des externalités et favorisant la constitution d’écosystèmes locaux, territoriaux, reliés, impliquant tout un chacun comme citoyen agissant, qui permettront de construire un présent meilleur et respectueux du futur, collectif, commun, basé enfin sur la coopération, la fraternité et l’évolution.

 

A nous donc de nous regrouper, de changer nos manières de voir, de penser et d’agir pour bâtir ensemble, concrètement, un monde meilleur dans le cadre d’engagements citoyens renouvelés.

Abandonnons les efforts inconsidérés et inutiles des gouvernements pour sauvegarder les lambeaux d’un système capitaliste et générateur de tensions, de pauvreté, de malheur. La Béotie parlait de servitude volontaire. Ne soyons plus les serviteurs volontaires d’un système qui ne nous convient plus.

Pensons ensemble, sans peur de l’autre ni de l’avenir, une nouvelle société dans laquelle la dignité de chacun sera reconnue, car chacun a un don, quelque chose à réaliser et à apporter, plus qu’à notre société, à notre humanité. N’ayons pas peur, bâtissons, inventons notre société, repensons notre rapport à l’autre, aux autres et au monde.

Alors soit, rions, rions, moquons nous de nous, de cette farce que nous nous sommes faite jusqu’à présent, d’une société que nous avons désirée mue par le capitalisme et l’argent roi, la consommation sans borne, la vulgarité de la non pensée, le non-sens, l’absence de liens entre nous.

Pensons et vivons les eutopies (lieux de bonheur) et d’idéaux qui nous élèvent, exerçons notre volonté de bâtir un monde meilleur, plus humain, passons à la civilisation de l’Homme debout, pensant et sage, à la volonté d’évolution personnelle, de partage et de fraternité.

L’Art de changer le monde et de Bâtir ensemble une humanité meilleure, c’est par chacun, pour chacun, c’est ensemble et c’est maintenant…”

Yannick Le Guern

Conseiller politique / Pilotes de projets de transformation et d’innovation sociétale

Présentation de l’auteur : Yannick Le Guern

« Notre rêve est européen et national. Notre projet est de contribuer à renouveler l’action publique et ses moyens de mise en œuvre, à la fois plus entrepreneuriaux, efficients, fondés sur des valeurs républicaines, créatrices de cohésion sociale et d’engagements citoyens dans le gouvernement de la cité. Nous aspirons à la création d’eutopies concrètes. «

Nous mettons en œuvre les objectifs globaux de développement durable et visons à une modification des politiques publiques par une action citoyenne individuelle et collective, baptisée « Diplomatie citoyenne ouverte »

Dans le cadre de nos activités (cf. http://b1-akt.com/change-making), nous intervenons sur des projets transnationaux favorisant l’économie circulaire, le développement économique des territoires, l’entrepreneuriat sociétal, l’intégration des migrants et minorités, ou l’empowerment de publics en difficulté, de croissance économique positive à long terme, des programmes d’accès à l’emploi pour chômeurs de plus de 40 ans, la formation des « Women Leaders » et acteurs du changement, d’identité européenne, de citoyenneté renouvelée…

Fondateurs des Think Tanks :   Be One – Shaping a better future  et SPF-Sens et projet pour la France, sens et projet pour tous.

Créateur du réseau de Change makers :  Global Sustainable Leaders

« BE-ONE – Shaping a better Future» est un Think-Tank, agence de réflexion et de « Change Making » i.e. de conception, pilotage et accompagnement de changements et transformations sociétales. Elle fonctionne sous forme de labs, co-évolutionnaires, spécialisés dans les innovations sociétales, les solutions disruptives au développement, basés sur le « Transition Design » ou les approches holonomiques.

Mots-clefs :

Pérennité // Etat-Entrepreneur // Citoyenneté //  Bien commun // Transformation sociétale / Diplomatie citoyenne ouverte // Politiques de transition et d’innovation //

Environmental innovation; sustainability transition; transformation; evolutionaryeconomics; multi-level perspective; innovation systems; long-wave theory; agency; decision-making;institutions

Telecharger ici Politique de transformation sociétale & Diplomatie citoyenne